Une phrase, une simple phrase a le pouvoir de mener jusqu'à l'amour, avec un grand A.
 
bashaut

 :: Zone RP :: Manhattan :: Broadway Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le monde entier est un théâtre. | ft. Vladimir I. Kochkov

avatar
Messages : 29
Dollars : 442
Date d'inscription : 08/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 10 Fév - 2:24
Le monde entier est un théâtre...
... et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.
Siobhan Williams
&
Vladimir I. Kochkov
Lorsqu'elle avait quitté son appartement, le temps était pluvieux. Siobhan n'aimait pas vraiment la pluie – elle la rendait plus mélancolique que d'habitude, et ce n'était pas vraiment un sentiment qu'elle voulait ressentir. Elle était rentrée aussitôt pour prendre son parapluie – ne l'avait pas trouvé. Elle avait décidé de sortir sous la pluie, quitte à courir s'abriter sous un porche en attendant un taxi. Elle tira son texte de son sac, comme pour le relire une dernière fois, alors qu'elle le connaissait déjà par cœur. Le trac commençait à prendre racine en elle. Mais elle savait que c'était ce qui l'aidait à donner le meilleur d'elle-même. Si elle n'était pas une bonne actrice dans la vie de tous les jours, et qu'elle ne savait absolument pas mentir, le théâtre lui donnait pourtant l'occasion de jouer une toute autre personne que celle qu'elle était, et elle savait qu'elle le faisait bien.

Elle avait réussi à avoir un taxi, déjà occupée par une jeune femme à l'allure élégante. Siobhan remarqua seulement à ce moment-là que ses collants étaient filés du côté gauche. Elle soupira, en passant une main dans ses cheveux humides. Les coiffeurs allaient râler – elle les imaginait déjà se plaindre. Elle avait perdu l'habitude qu'on s'occupe d'elle, et préférait les petites scènes où chacun se préparait soi-même. Mais elle jouait à Broadway aujourd'hui – un contact de sa mère l'avait prévenu que l'on cherchait une jeune femme pour un second rôle dans l'une des comédies qui s'y jouait en ce moment. Elle ne se l'était pas fait dire deux fois. L'autre passagère du taxi descendit en même temps qu'elle, et Siobhan pensa qu'elle devait sans doute assister à l'un des spectacles. Peut-être même celui auquel elle participait, qui sait ?

Comme elle s'y était attendu, la coiffeuse qui l'avait prise en charge se plaignit un peu de sa chevelure mouillée, mais quelques coups de sèche-cheveux après, il n'en était plus rien. Elle la regarda, dans le miroir, tresser ses mèches blondes, sans oser esquisser un mouvement. Elle se récitait ses lignes dans la tête, comme une litanie. Le trac menaçait de l'étouffer. Elle avait l'impression d'être revenue à l'école, à paniquer avant de passer un examen à l'oral. Elle sourit légèrement, quitta le siège de la coiffeuse et entreprit de troquer sa tenue contre son costume, une robe censée la faire passer pour une femme de compagnie. Elle jouait dans la nouvelle comédie d'un jeune metteur en scène, quelque chose qui ressemblaient beaucoup à une pièce française – des histoires de valets et de suivantes, de noble princesse et de preux chevalier.

Le trac disparut à l'instant où elle posa le pied sur scène.

- Madame, Monsieur est arrivé.

*

Le spectacle se poursuivait sur deux heures, et Siobhan observait amusée la pièce se dérouler. Même si elle jouait dans la pièce, et qu'elle avait suivi les répétitions, ce n'était jamais pareil de voir les comédiens en action devant les spectateurs. Eux aussi connaissaient le trac, devaient improviser lorsque leur texte ne leur venait pas, et agissaient parfois différemment de la façon dont ils l'avaient fait aux répétitions. Elle ne sut s'empêcher de sourire en entendant la sérénade que le valet se proposait de chanter à la jeune noble de la pièce. Tous ces acteurs étaient ses amis – même si ce n'était que momentané, même s'ils ne s'entendaient que durant les phases de préparation, elle les appréciait énormément.

Finalement, la pièce se termina, et après le salut habituel, ils repartirent ensemble vers les coulisses, le sourire aux lèvres. Les applaudissements les avaient ravis. Ils parlèrent longtemps, tout en repassant leurs tenues habituelles. Siobhan fit attention à ne pas effiler davantage ses collants noirs. Elle remit son short gris, sa chemise blanche, son manteau en cuir noir et ses bottines noires également, puis passa une main dans ses cheveux pour défaire ses tresses. Ses cheveux avaient pris l'ondulation imposée par sa coiffure, mais elle s'en moquait. Elle récupéra son sac, et alluma son téléphone pour vérifier ses messages. Des amis lui avaient envoyé des encouragements, et elle leur répondit rapidement : tout s'était bien passé, merci. Elle regarda ses notifications sur les différents réseaux sociaux, lut ses mails, et se retrouva assez rapidement seule dans le silence. 15 minutes seulement étaient passés, mais les autres devaient tous avoir mieux à faire – comme aller boire pour fêter leur succès, par exemple. Siobhan avait trop souvent refusé de les accompagner pour qu'on lui demande encore si elle voulait venir.

Elle quitta la salle, et allait quitter le théâtre lorsqu'elle entendit un bruit sourd dans le couloir. Elle se retourna, intriguée. Siobhan n'était pas vraiment curieuse, mais elle ne pouvait pas simplement s'échapper comme une voleuse – si jamais quelqu'un se trouvait mal ? Elle poussa précautionneusement les portes une à une, jusqu'à trouver la pièce d'où venait le bruit.

Et devant elle, il y avait un cadavre. Elle aurait su le dire en un regard.

Finalement, elle avait peut-être besoin d'un verre.

_________________
Siobhan joue la comédie en palevioletred ♥️ || Merci Vlad pour l'avatar :luv:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vladimir I. Kochkov
Administrateur
Messages : 285
Dollars : 276
Date d'inscription : 02/02/2017
Localisation : Manhattan
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 12 Fév - 23:52
ft.
Sio ♥
« Le monde entier est un théâtre.. »
Mais la mort en est le rideau tombant.
Voilà un travail d'une année qui prenaient forme. L'avocat le savait. Il avait suivi les péripéties de son ami metteur en scène depuis le début où il s'acharnait à réfléchir aux formes des scènes, au contexte de la réalisation puis à l'instant où il devait trouver ses comédiens et les répéter. Cela avait été éprouvant pour lui alors qu'il venait souvent se confier autour d'une tasse de café au russe. Après tout ce que ce dernier pût lui dire, après toutes les plaintes que ce dernier forma à l'égard de son travail ou ses collègues, la hâte d'assister à son chef d'oeuvre était insoutenable. Jamais il ne lui raconta les aspects primordiaux de l'intrigue, les spécificités ou encore des détails aussi simples que ceux des costumes. Cette pièce serait alors une découverte totale pour l'argenté qui en était pourtant un élément clé par son soutien apportait à son vieil ami face à ses nombreuses difficultés.

Impatient d'assister à la pièce, même s'il n'était fan des spectacles de Broadway, il entrait dans le théâtre réputé de l'avenue. Lui-même se surprenait à avoir de tels connaissances dans son entourage aux cultures, aux individus si divers. Un employé l'aborda, son ami lui avait une place toute particulière au premier rang, cadeau de choix qu'il appréciait grandement. L'homme, bien plus grand que lui, à la chevelure blonde qui marqua le russe, le fit passer devant les autres clients du petit établissement et le mena directement à sa place.  L'avocat s'installa alors sur les confortables fauteuils rembourrés rouges du théâtre. Au moins, s'il s'endormait, il n'aurait pas mal au dos au réveil. Car, cela était tout à fait susceptible d'arriver, son ami le savait. Le russe n'était que peu habitué à ce genre de divertissement et avait déjà prévenu ce dernier de cette possibilité.

Il tentait tout de même de se convaincre que le sommeil ne le rattraperait pas. Si le mental était, le corps suivait? Il l'espérait du moins. La pièce ne tarderait pas à débuter. Cette même curiosité qui l'habitait depuis quelques jours déjà, restait, s’amplifiait et serait bientôt satisfaite. Avant tout, la salle devait se remplir, tous n'était pas des privilégiés invités par le metteur en scène lui même comme pouvez l' être Vladimir. Toutefois, cet invité si particulier espérait son ami mais aussi ses collègues que la salle serait pleine à craquer, peut-être même que un surplus de billet serait vendus et que des gens se retrouveraient assis dans les allées. Voici-ci une situation impossible, après tout, ça serait une honte pour l'endroit qui finirait par fermer et mettre à la rue bon nombre d'employés. Il s'agissait là de penser bien loin du sujet qui l'importait réellement, c'est à savoir la pièce.

Quelques dizaines de minutes plus tard, les rideaux se levèrent. La pièce débuta. Elle dura plusieurs heures, coupés par deux entre-actes où l'homme ne prit même pas la peine de quitter son siège. Il appréciait tout, absolument tout. D'ailleurs, le russe remarqua une jeune femme à chevelure verdâtre et aux yeux vairons. Peut-être ces derniers le marquèrent plus qu'il garda en mémoire, un peu déçu de pas pouvoir l'observer jouer d'avantage. Il en toucherait deux mots à son ami et ce, juste pour un regard. Ce dernier lui répondrait sans doute qu'il ne connaissait rien aux théâtres et qu'il se permettait de lui conseiller un acteur. Leur conversation était prévisible mais il se réjouissait déjà d'aller le retrouver pour lui partager ses impressions mais aussi son succès! Car à cet instant, même si la pièce s'approchait de sa note finale, il le savait d'or et déjà que ce serait une parfaite réussite pour l'homme.

Les rideaux tombèrent. Les applaudissement retentirent. Les acteurs saluèrent leur public. Tout était fini. Quelques minutes plus tard, les premiers personnes quittèrent les lieux. Le russe restait toujours immobile. Après tout, lui ne comptait pas prendre le chemin de la sortie. En effet, il apprécierait bien plus retrouver son ami comme il eut le temps de penser toute la soirée. Oui, ses retrouvailles étaient une chose très importantes pour l'avocat. Quand la majorité des spectateurs eurent quittés l'établissement, un nouvel employé l'aborda pour l'emmener à au metteur en scène comme prévu. Les couloirs étaient longs, presque sans fin. De plus, ils se ressemblaient tous. Vraiment, Vlad avait l'impression qu'on se foutait de lui, qu'on cherchait volontairement à le ralentir puis il entendit un bruit et décida de prendre sa direction, inquiet. L'employé râla, lui disant qu'il se trompait de direction.

Ainsi, l'avocat ouvrit à son tour quelques portes. Un peu plus loin, il remarqua l'une des comédienne de la pièce. Peut-être, cherchait elle aussi la source du bruit? Puis, il décida de ne pas chercher plus longtemps et de la rejoindre quand il vit qu'elle s'arrêta dans une. Le guide sur ses talons, il arriva derrière elle et remarqua le cadavre de son vieil ami. Pourquoi lui? Pourquoi maintenant? Qu'avait-il fait pour mériter ça? Dans cette situation, il gardait son professionnalisme. Il s'agissait d'un proche, de la mort d'un proche pourtant, il devait garder son calme et découvrir leur meurtrier. Ainsi, il se tourna vers l'employé et lui ordonna de réunir toutes les personnes présentes dans le cas contraire, il risquait d'importantes représailles. Ce dernier s'élança à la recherche des individus présents. Selon les pensées de l'avocat, le meurtrier ne devait pas avoir eu assez de temps pour se débarrasser des cadavres.

« Je t'ai vu rentrer dans la pièce donc je pense pas que tu sois à la source de ce massacre. Il faudra s'occuper de lui, plus tard. » Souffla t-il d'une voix teintée de tristesse. « Rejoignons les autres personnes présentes, si tu veux bien. » Sans attendre une réponse, l'homme s'empressa de rejoindre les autres inconnus dans l'espoir de pouvoir résoudre ce mystère. Il entra dans un salon préparé à l'écart. Là, il retrouva huit personnes que le jeune réussi dans l'établissement à moitié vide. Le premier individu était l'employé croisé plutôt puis, il vit aussi une jeune femme très élégante brune à la jolie silhouette mais aussi un homme trapu, barbu mais chauve.. Il répondait un peu au cliché de la mafia. Ce dernier était aussi élégamment vêtu. Trois autres semblaient être des comédiens au vu de leur costume qui n'avaient pas encore retirés. Les deux derniers paraissaient être des civils normaux, Vladimir n'aurait su en dire plus d'un premier regard.

_________________
[Jtm Timothy, épouse moi ♥️ | Coucou (ಸ‿ಸ)]


Vlad objectionne les éléphants en #0066cc.

♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 29
Dollars : 442
Date d'inscription : 08/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 19 Fév - 21:49
Le monde entier est un théâtre...
... et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.
Siobhan Williams
&
Vladimir I. Kochkov
Sa gorge se serra. L'homme était étendu là, mort, devant elle. Elle ne voyait pas son visage – et n'en avait vraiment pas envie. Elle recula, instinctivement. Qu'est-ce qui lui avait pris de vouloir se mêler de ce qui ne la regardait pas ? Elle aurait mieux fait de partir, finalement. Elle colla son dos au mur, cherchant à reprendre sa respiration, qui s'était bloquée l'espace d'un instant. Siobhan avait déjà vu des animaux morts, quand elle était petite et que ses animaux arrivaient à la fin de leurs vies. Mais entre un animal et un homme, entre un animal et un être humain, la différence était frappante. On était rarement accusé d'avoir tué un animal – on pouvait aller en prison pour avoir tué un homme. Et elle était là, dans la pièce, face à ce cadavre, les empreintes de ses doigts sur la poignée, sur la porte, et, elle en avait l'impression, partout dans la salle. Elle posa ses mains sur sa bouche, comme si respirer pouvait disperser son ADN dans l'air. Elle regardait peut-être un peu trop de séries policières.

La panique la gagna d'autant plus lorsqu'elle entendit quelqu'un arriver derrière elle. Voilà, c'était fini, elle allait partir en prison, fini sa carrière, fini ses amitiés, adieu l'âme sœur. Elle voulut bredouiller quelque chose, quelque chose comme « je vous jure que c'est pas moi » mais ses mots restèrent bloqués dans sa gorge. En réalité, il y avait deux hommes – elle ne s'était pas tournée vers eux, mais l'un d'entre eux avait demandé à l'autre de rassembler les éventuelles personnes qui traîneraient encore dans le théâtre. Puis, la même voix, cette fois marquée par le chagrin, reprit la parole, s'adressant à elle. Siobhan se tourna finalement vers lui, son regard encore empreint de l'horreur qu'elle avait ressenti face au cadavre. Cadavre d'un homme qu'elle avait connu, cadavre d'un homme que l'inconnu avait connu aussi, à sa manière de parler. Mais il ne la pensait pas coupable. Et un poids disparut de ses épaules. Elle ne dit rien, se contentant de le suivre lorsqu'il lui demanda de le faire, encore en état de choc.

Ils arrivèrent à une petite salle, où d'autres personnes attendaient déjà. Siobhan avait l'impression de se retrouver dans une de ces séries policières en huis clos où, en parlant, chaque personnage trouve peu à peu des indices dans les paroles des autres. Mais elle ne savait pas si elle était sur le banc des accusés ou sur celui des juges. Elle se mit un peu en retrait, se contentant d'observer les personnes présentes. Il y avait l'employé qui avait été chargé de trouver toutes ces personnes – elle le sut, car il parla brièvement et elle reconnut sa voix –, il y avait également la femme élégante du taxi, trois comédiens, qu'elle connaissait de vue mais qui ne participaient pas à la même pièce qu'elle, et trois autres personnes qu'elle n'avait jamais même aperçu. L'un d'eux lui faisait un peu peur, mais elle ne pouvait pas l'accuser pour ça. Elle ne jugeait pas les gens à leur apparence. Cependant, si désigner un coupable n'était pas à faire dans l'immédiat, il allait quand même falloir procéder à une enquête. Siobhan toussota, pour attirer l'attention.

- Est-ce qu'on… ne devrait pas appeler la police ?

La femme se tourna vers elle, les sourcils froncés, visiblement mécontente.

- La police ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Est-ce que quelqu'un pourrait enfin nous dire ce que nous faisons là ? Vous n'avez pas le droit de nous retenir contre notre volonté, et si vous ne vous expliquez pas, c'est moi qui vais finir par appeler la police.
- Un mort. Siobhan avait lâché ça d'une voix blanche. Le… le metteur en scène. Il est mort.

Elle prit vraiment conscience de la réalité de la chose, de ce dans quoi elle était embarquée, au moment-même où elle prononçait ces mots. Elle se rendit compte aussi qu'elle tremblait de tous ses membres. La panique menaça de la submerger à nouveau mais elle prit sur elle pour rester, sinon neutre, au moins relativement calme. Elle observa les visages des autres ; ils semblaient tous au moins surpris. Mais Siobhan était une actrice. Elle savait que toutes les émotions pouvaient être simulées. Toutes, sauf peut-être son regard perdu de personne qui ne comprend pas ce qui lui arrive.

_________________
Siobhan joue la comédie en palevioletred ♥️ || Merci Vlad pour l'avatar :luv:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vladimir I. Kochkov
Administrateur
Messages : 285
Dollars : 276
Date d'inscription : 02/02/2017
Localisation : Manhattan
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 5 Mar - 17:19
ft.
Sio ♥
« Le monde entier est un théâtre.. »
Mais la mort en est le rideau tombant.
La mort de son ami l'affectait beaucoup, bien plus qu'il n'oserait se l'avouer ou le montrerait sur son visage. Ce dernier resta vide d'émotion apparente, car elles étaient toutes refoulées comme si leur existence même était remis en cause. Voilà, la solution que le russe s'était trouvé pour ne pas perdre son sang-froid, pour ne pas mettre une droite à la première personne qu'il jugerait coupable. En soi, cet acte faisait de lui un cruel monstre d'insensibilité. Soit, si justice était rendu, il agirait en conséquence même si ça ne devait lui plaire. Un soupir lui échappa quand une femme s'enflamma à la question qu'on lui posa concernant la police. Sa réaction était exagérée mais semblait alors réellement surprise. Peut-être se laissait-il avoir par ses talents de comédiennes? La jeune femme à ses côtés lui répondit et voyant sa détresse, Vladimir décida de reprendre.

« Le problème est que maintenant, le corps est découvert. Le suspect est très probablement encore parmi nous. Si nous appelons la police, nous lui donnerons un avantage, une porte de sortie afin qu'il puisse vivre dans un être pays loin de tout danger. Dans la possibilité où nous découvrons qui est le meurtrier, il sera simple de le prouver aux policiers et ainsi, de rétablir l'ordre. »

Ses paroles semblèrent être comprise de tous. Des murmures s'élevaient et remplissaient bientôt la pièce. Les gens discutaient entre eux pour peut-être savoir quelle réponse y apportait. Certains auraient peut-être peur d'être exécuter à leur tour? Le russe ne pensait pas qu'il s'agissait d'un tueur en série mais plutôt d'un homicide particulier mené avec un but précis. De plus, pour lui, le meurtrier devait avoir un lien à la victime. De nombreuses certitudes de la sorte peuplaient son esprit. Pourquoi? Lui-même ne savait. Les heures passaient sur de nombreuses dossiers traitant d'assassinat lui avait-elle permis d'acquérir lui-même un raisonnement de détective? Sans doute. Pour défendre un client, il fallait trouver la vérité ou dans le cas où il soit le coupable, il lui fallait trouver la faille dans l'enquête des policiers. Un travail minutieux qui, en effet, semblait portait ses fruits, ce jour-là.

Il aurait préféré de pas devoir enquêter sur la mort d'un de ses proches mais que pouvait-il y faire? Son regard azuré passait sur les individus qui marmonnaient entre eux. Ainsi, il essayait mentalement de comprendre lesquels étaient proches et pouvaient peut-être complices ou justement lesquels s'éviteraient de façon grotesque pour qu'on ne comprenne leur lien. Les trois comédiens semblaient eux être un trio plutôt unis. Ces derniers étaient un peu à l'écart du reste et discutaient entre eux de leur réaction et la façon dont ils procéderaient face à cette recherche du coupable. Pour le moment, l'argenté les mit de côté. Il ne les innocenta pas encore mais leurs costumes et visages, après plus longues réflexions, lui semblaient à fait inconnus. Alors, l'homme pouvait très bien en déduire qu'il ne faisait partit de la pièce qu'il avait précédemment vu. L'hypothèse qu'ils ne connaissent que de nom ou de vu, le défunt était parfaitement plausible et appuyé cette thèse d'une potentielle innocence. Ensuite, venait le barbu. Le regard intense et pénétrant de cet homme ne le lâchait d'une seconde et ce, depuis son entrée dans le salon. Ses sourcils légèrement froncés, son air n'inspirait pas la sympathie. Or, il ne paraissait pas particulièrement impliqués dans l'histoire. Puis- Un des deux civils se leva. Plutôt grand, un visage d'ange et bien habillé, son aspect lui donna une allure respectable, or, il coupa net l'avocat dans ses réflexions et pointa son doigt d'une façon peu polie sur la comédienne à côté de lui.

« Elle! Vous ne lui avez pas lancé un seul regard. Et alors, est-elle forcément innocente à vos yeux? Son regard faux de comédienne, toute son attitude est joué. Vous l'avez votre coupable!  » Lança t-il d'un ton ferme et accusateur. Après lui, l'autre dame appuya ses propos comme persuadée que sa collègue était fautive. Mais avant qu'un brouhaha sans nom ne prenne place dans cette petite pièce. Le russe intervint.

« -Son regard? J'ai vu des milliers de meurtriers et elle n'a pas leur regard. Son attitude me semble parfaitement sincère. De plus, elle possède un solide alibi qui l'innocente.
-Et si c'était vous le meurtrier? Et que vous essayez de nous accuser afin de faire passer votre crime! » Reprit encore une fois cet homme pressé de partir, semblait-il.
« -Impossible! » se pressa d'intervenir l'employé pour rétablir l'ordre. « Ce monsieur était avec moi dans les couloirs et nous avons découvert le corps ensemble. A moins d'avoir un don de dédoublement, il peut pas être l'auteur. »

Tout se précipitait dans la pièce. Les paroles s'enchaînaient. Il était même parfois difficile pour l'argenté de suivre et d'assimiler les paroles en quelques secondes. Quand l'employé prit sa défense, il lui adressa un léger sourire pour le remercier de son geste. En effet, l'homme n'y avait pas été obligé et il fallait dire que ça lui enlevait un poids. Autant il adorait prendre la défense des autres et argumenter pour cette dernière, or pour la sienne, il détestait clairement ça. Tout était déjà d'une parfaite logique dans sa tête, se justifier n'était alors qu'une perte inutile de temps. D'ailleurs, ce sujet fut "clos" pour le moment. Le chauve au regard sondeur d'âme prit ensuite la parole sans détourner son regard comme si l'avocat était le seul homme du salon.

« Avez vous au moins examiné le corps avant de venir nous retrouver? Il serait bête de venir sans avoir le moindre indice sur le meurtrier de cet homme.
-Bien sûr » répondit Vladimir en se tournant vers Siobhan. « Elle vous le confirmera. »

Il s'agissait alors d'un simple bluff pour mettre une pression supplémentaire sur le ou les assassins. En même temps, il adressa un léger sourire à la comédienne comme pour la rassurer. Plus vite cette affaire serait bouclée, plus vite les deux jeunes gens pourraient se reposer.

_________________
[Jtm Timothy, épouse moi ♥️ | Coucou (ಸ‿ಸ)]


Vlad objectionne les éléphants en #0066cc.

♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Quiconque sauve une vie sauve le monde entier [Kate]
» CASSY SOLOMOS ☀ quand le monde entier te persécute, tu te dois de persécuter le monde.
» Quand le monde entier te persécute ... ♦ Maddox (UC)
» Une idole célèbre dans le monde entier? Vous êtes sûr? - Hiroto Kazama
» Wicaemas Lothalia [Mercenaire]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SENTENTIAE.  :: Zone RP :: Manhattan :: Broadway-
Sauter vers: