Une phrase, une simple phrase a le pouvoir de mener jusqu'à l'amour, avec un grand A.
 
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Spaghetti alla puttanesca - Vlad la menace

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Jeu 6 Avr - 23:04
« Et vous n’oubliez pas le dossier Wagner, Jonathan. Demain, sur mon bureau, neuf heures. »

Le craquement du cuir de mon fauteuil servira bien de réponse. Je hoche aussi la tête, histoire qu'il ne pense pas que je l'insulte. Je met ma colère en sourdine. Pour qui me prends t'il ? D'accord, cela ne fait que quelques mois que je travaille à l'antenne New Yorkaise, mais il a vu mon dossier. En dix ans de boite, je n'ai pas rendu un seul dossier en retard. Je signe le papier devant moi et le range dans le porte document, que je soulève doucement.

« Il est même fini maintenant. »

Il se raidit un peu et s'approche pour s'en saisir. Il n'y a pas à dire, lui faire fermer son petit clapet de con est une sensation grisante. Je retiens un petit sourire satisfait alors qu'il arrive à la porte de mon bureau.

« Vous auriez pu me le dire directement qu'il était fini. Et rentrez chez vous, vous ressemblez à un zombie. »

Je le fusille du regard, mais il est déjà parti. Quelle heure peut il bien être ? D'un mouvement de la main, je bouge la pile de papiers devant mon horloge de bureau. Presque dix heures, déjà ? Effectivement, il est l'heure de rentrer. Je me lève et en profite pour regarder par la baie vitrée de mon bureau. Je pousse un soupir. Je n'aime pas rentrer quand il fait déjà noir. Mais je n'ai pas vraiment le choix. En sortant, je prends la peine de verrouiller mon bureau. Pas question que quelqu'un vienne farfouiller. Je prends ensuite l’ascenseur.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

~ Io e la mia, i miei e me
tutto ciò che luccica è oro
io e la mia presto sarò, ricco
Ho visto quanto i ricchi sorridono
la ricchezza porta dritti alla felicità
il seme d'oro diventa frutto che mi da vita ~


La vois envoûtante du chanteur envahit l'habitacle de ma voiture alors que je sors enfin du parking sous terrain. Mon ventre grouille doucement. C'est vrai que je n'ai rien mangé depuis le club sandwich de ce midi. Il est déjà tard. Je n'ai pas vraiment envie de faire à manger, surtout si je veux me coucher à une heure décente. Qu'est-ce que je peux bien aller chercher...

Allons chez Tonio's. Ce n'est pas loin, et ça fait longtemps que je n'ai pas mangé italien.

L’échoppe est presque vide, ce qui est un exploit pour un bâtiment aussi petit. Le vieux cuisinier regarde une série télé qui est, je présume, en italien. Il se retourne vers moi et m'adresse un grand sourire.

« Signor Jones ! Quel plaisir de vous revoir. Que pouvons nous vous servir ce soir ? »

Comme toujours, je détecte une pointe d'un accent que je présume italien. D'où en italie, je n'en sais par contre absolument rien. Si ça se trouve, il n'a jamais dépassé les limites de l'état. Je commande mon plat préféré de chez eux. Spaghetti alla putanesca. Des pâtes façon pute. Le nom me fait rire, et ne laisse pas présager l'explosion de saveur qu'apporte le mélange d'ail, de piments et d'anchois. Tonio me dit d'aller m'asseoir en attendant que cela se prépare. Profitons de ce temps pour lire un peu le journal.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Une demi heure plus tard, enfin chez moi. L’ascenseur me paraît long, surtout que l'odeur des pâtes commence à l'embaumer. Je me surprends à saliver. Je n'ai qu'une seule envie, c'est retirer ma veste, mes chaussures et passer à table. Je sors de l’ascenseur. Plus qu'ouvrir la porte.

Mince. Avec ma sacoche, j'ai les deux mains occupées, et pas question de poser un de mes trucs par terre. Qui sait ce que les gens de l’immeuble font dans le couloir. De véritables sauvages ceux là. Je lutte contre la serrure. Allez Jonathan, tu peux le faire. Avec difficulté, je réussis à mettre la clé dans le trou. Je tourne, je tourne. La porte fait un bruit sec. C'est ouvert. Je rêve déjà à mon fauteuil. D'un coup de pied, j'ouvre la porte.

Grossière erreur. Tu l'as peut être oublié, Jonathan, mais tu viens de t'acheter un nouveau chat. Une boule de poils blanche fonce comme une balle entre mes jambes.

« Snow ! Reviens ici ! »

Bien sur. Depuis quand les chats obéissent. Coal passe sa tête par la porte, mais je le repousse à l’intérieur d'un doux coup de pied.  Rapidement, je pose mes sacs dans l'entrée avant de refermer la porte et me lance à la poursuite du chat perdu.


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