Une phrase, une simple phrase a le pouvoir de mener jusqu'à l'amour, avec un grand A.
 
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You're the answer | Ft Amadeus

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Dim 30 Avr - 11:38
Amadeus & Cole
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La voiture s'arrête. Une superbe chrysler noire qui valait une petite fortune mais dont tu t'étais permis la petite folie. Tu soupire légèrement alors que la portière s'ouvre, ton bon chauffeur ayant visiblement compris les consignes depuis la dernière fois. Tu te permets un instant de flottement, à lever les yeux sur le haut et grand bâtiment qui te fait de l'ombre. En vérité... Tu n'as pas vraiment envie d'y aller. Mais tu n'as pas tout à fait le choix. Un vieil ami de ton père, et un collaborateur de l'entreprise accessoirement, t'avait gentiment invité à venir faire une apparition durant son gala de charité. Comment refuser...? Si tu aurais sans doute pu prétexter être souffrant pour rater cette superbe occasion de t'ennuyer profondément, ta mère, en apprenant la nouvelle, avait fortement insisté pour que tu t'y présente. Parce que, Cole Graham, «si tu n'y mets pas du tien, il va falloir que je m'en mêle!»... Et Bon Dieu que tu savais qu'elle en était capable. Alors tu avais finalement accepté.

Et voilà où tu en es. Tu étire finalement l'une de tes longues jambes en dehors du véhicule, te relevant dans un léger froissement de tissus avant de dévisager les environs du regard. Wall Street semblait tout à coup bien calme, comparé à l'effervescence qui la caractérisait si bien en journée. Cette fois, alors que les touches d'orangé et de rose se confondaient peu à peu avec l'horizon, tu remarquais distraitement du coin de l’œil les voitures qui s’amoncelaient non loin, annonçant l'arrivée d'autres invités. Pas question de trop s'attarder ici, d'autant que tu n'étais pas franchement d'humeur à jouer les hypocrites, et à balancer de faux sourire à tout bout de champs. D'un geste calculé, tu vérifie du bout des doigts que tes boutons de manchettes sont bel et bien fermés, avant de lancer un dernier regard à ton chauffeur.

«Ça ne devrait pas être très long. Évitez de trop vous éloigner.»

C'est finalement sur ces bonnes paroles que tu te dirige vers la bâtisse, habillé de ton classique mais élégant costume noir, rehaussé d'une touche de bordeaux au niveau de la cravate. Tu t'étend peu à peu, t'étire vaguement, puis te glisse à l'intérieur alors qu'on trouve la porte et t'invite à entrer. Tu débouche alors sur un grand hall, et laisse ton regard faire le tour de la salle. Dans un coin repose quelques tables, avec quelques plateaux sur lesquels il n'est pas compliqué de deviner que tu trouvera une farandoles de petits fours et autres canapés. De l'autre côté, non loin, il y a ce piano, et ce musicien qui agrémente la soirée d'un fond musicale, plutôt agréable. Une petite estrade, un grand lustre en papille, superbement brillant, et toute une armée de serveurs qui déambule pour tenter de satisfaire le moindre client. Lorsque l'un d'entre eux passe à ta portée, d'ailleurs, tu te permets de récupérer l'une des coupes qu'il promène sur son plateau. La portant à tes lèvres pour en prendre une gorgée. Et puis...

«Ah ! Mister Graham ! Venez donc nous donner votre avis à propos de la situation actuelle du pays !»

Tu dévisage brièvement les traits fatigués de l'homme, sans doute beaucoup plus âgé que toi, qui vient de t'interpeller. Un instant, tu cherche à te souvenir... Et puis tes lèvres s'étirent lentement en un sourire calculé, mais pas moins charmant. Bon Dieu...! Qu'est ce que tu ne donneras pas pour échapper à ce rassemblement de testostérone autour d'un verre et d'une discussion houleuse... Mais ce type est l'un des principaux actionnaires de ta société. Comme si tu pouvais te permettre de le froisser... Alors tu t'avance, rejoins ce petit groupe et les écoute vaguement, restant légèrement en retrait, te contentant de quelques paroles posés qui semblent mettre les autres d'accord, tout en sirotant l'alcool que tu tiens entre tes doigts.

Cette soirée risque d'être terriblement ennuyeuse... Tu prie pour qu'elle s'écourte, ou qu'un petit importun ne décide de venir l'améliorer. Qu'un éclair fende la foule et s'abatte brusquement sur ce cher monsieur Manawa. Ou, mieux encore...
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Lun 1 Mai - 6:41
« Wait. Even miracles take a little time. »
Tes jambes te font mal. Mais c’est pour la bonne cause. Et elles sont toujours moins douloureuses qu’une autre partie de ton anatomie, située un peu plus haut. Tu n’es pas censé être sur des patins, à cette heure-ci, mais tu en avais besoin. Tu avais besoin de patiner, un peu. Parce que ça te manque et pas qu’un peu.

Mais… en parlant d’heure… tu lèves ton poignet, le découvre du gant que tu portes avant d’observer ta montre et la valse des aiguilles. Dix-huit heures trente. Mince. Tu es en retard. Comme d’habitude, cela dit. Mais ce soir, tu t’étais promis d’être à l’heure. Comme toutes les fois où tu te promets d’être à l’heure pour tes rendez-vous avec ta petite sœur. Un éclat de rire t’échappe, tu sors de piste, remercie ton coach d’être venu t’accompagner, même s’il t’a dit et redit que c’était une très mauvaise idée que mettes un pied sur la glace alors que tu n’as pas fini ta convalescence. Et tu vas te changer, rapidement, avant de te dépêcher de rentrer chez toi. Cela dit, Abel te ramène en voiture, très gentiment. Tu le remercie, l’embrasses sur la joue avant de filer rapidement à ton appartement pour te doucher et enfiler ton costume de gala. Le plus beau de ta collection. Le plus cher également. Un Armani bleu marine, qui met en valeur ta peau pâle et tes cheveux roux. En dessous, une chemise blanche, une cravate bleu acier, un veston bleu de Prusse. Pantalon coupé slim. Souliers vernis. Tu es beau Amadeus. Ce costume souligne à merveille ta silhouette. C’est le meilleur que tu aies. Celui qui te sublime le plus.

Nouveau coup d’œil à ta montre. Tu as déjà une demi-heure de retard. Le temps que tu t’y rendes, tu vas pratiquement attendre l’heure complète. Julia ne va pas te pardonner sur l’action à faire. C’est votre jeu, ça. Tu es constamment en retard. Elle le sait. Tu le sais. Elle ne t’en tient plus rigueur, mais t’imposes un gage pour te tourner en ridicule lorsque tu arrives en retard, comme à ton habitude. Tu laces ta montre à ton poignet gauche, avant d’aller prendre tes clés, ton téléphone, ton portefeuille et descendre arrêter un taxi.

Tu arrives finalement à destination, te fais introduire dans la salle de réception du bâtiment et retrouve rapidement ta famille. Ton père t’offre un rictus qui veut tout dire, alors que Julia explose de rire.

« Tu vas morfler… »

Elle te lâche doucement, avant de t’enlacer et te faire la bise. Tu lui réponds que tu es prêt pour la sentence, avant d’aller chercher une coupe de champagne. Votre père se fait embarquer par quelques collaborateurs pour parler affaires et tu le laisses aller, sans souci, restant avec ta cadette qui se cramponne à ton bras. Tu observes un peu la foule, reconnais rapidement quelques visages. Mais il y en a un, particulièrement, qui attire ton attention.

Tu ne le connais pas cet homme. Mais tu es captivé. Il a … cette présence. Ce quelque chose qui t’empêche de détourner le regard. Tu pries juste pour qu’il ne tourne pas la tête vers toi et te grille en retour. Mais apparemment, ce n’est pas lui qui te grillera le premier, mais bel et bien Julia, qui vient t’attraper par la cravate pour la dénouer, te la ôter et te la mettre dans les mains.

« J’ai trouvé … ~ »

Elle susurre, un sourire radieux illuminant son visage. Et là, tu sens le pire arriver. Tu te mordilles la lèvre, doucement. Tes doigts se resserrent autour du tissu de l’accessoire bleu acier.

« Tu vas aller vers cet homme que tu dévores du regard depuis tout à l’heure… et tu vas lui dire ceci, mot pour mot : attache-moi. Et avec cela, bien évidemment, tu vas lui tendre les mains et lui offrir ta cravate. »

Là, tu sens ton estomac se serrer. C’est le jeu, tu le sais bien. Mais c’est justement un jeu. Et tu peux refuser. Mais jusque-là, tu ne t’es jamais débiné. Jamais. Et étrangement, tu n’as pas envie que ce soir, soit la première fois. Parce que, d’une manière… il y a là une occasion inouïe de parler à cet homme qui te fascine et de, au moins, pouvoir découvrir son identité. Alors tu souris, hoche doucement la tête. Le tout, c’est de savoir comment l’attirer dans un coin un peu plus… discret. Ne pas faire cela devant ces hommes dont tu reconnais quelques visages. Tu inspires profondément. Au pire… ce ne serait pas la première fois qu’ils te voient faire quelque chose d’idiot. Tu as déjà dû demander à l’un d’entre eux, lors d’un gala, de t’accorder un tango qui se lançait sur la piste. Ou bien de te mettre en vente lors d’une vente aux enchères, pour un rendez-vous, pour une œuvre de charité. Alors demander à un inconnu de t’attacher…

Tu inspires profondément, te mordille de nouveau la lèvre inférieure, avant de te diriger vers le groupe d’hommes. Ceux qui te connaissent, te reconnaissent, sentent que quelque chose se trament. Tu les salues, ils le font en retour, avant de rire doucement.

« C’est encore votre jeu ? »

Demande monsieur Phillips. Tu le connais, il est ami avec ton père et est déjà venu manger chez vous. Tu hoches doucement la tête. L’homme est bon. Et il incite ses compères à l’accompagner un peu plus loin, de manière à te laisser seul avec l’homme. Tu ne le salues pas. Tu ne te présentes pas. Tu te contentes de lui tendre la cravate, tes mains avec.

« Attache-moi. »

Tu lâches, distinctement et de manière parfaite audible. Les jeux sont faits. Rien ne va plus.
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Lun 1 Mai - 12:24
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Cole Steven Graham... Et bien, pour une fois... Tu ne croyais pas aussi bien dire. Ta soirée ennuyeuse allait bel et bien s'écourter, pour laisser place à... Un moment... Bien plus enviable. Il n'y a pourtant ni foudre, ni éclair... Ce cher monsieur Manawa, qui semble mener la discussion au côté d'un autre type dont tu ne connaissais même pas le nom, ne s'effondra pas non plus. On ne te proposa pas non plus de quitter les lieux, et d'aller t'offrir du bon temps. Il n'y eut aucun accidents, aucun morts, aucun étrange événement. Pourtant, en une fraction de seconde, tout bascula, tout changea. Alors qu'une silhouette approchait, une certaine nervosité agita les rangs. Alors discrètement, tu avais jeté un petit coup d’œil de ce côté là... Et tu l'avais vu. Sans même te douter un seul instant de ce qui t'attendait. Tu l'avais remarqué, et distraitement tes yeux l'avaient brièvement détaillé. Bien que ses traits étaient d'une certaine finesse, que ses cheveux roux avaient un flamboiement étrange, et qu'il était habillé d'un superbe costume qui avait au moins du lui coûter la moitié du tien, sur le coup, tu ne compris pas vraiment... Pourquoi cette agitation...?

Et avant que tu ne puisse te poser davantage de questions... L'inconnu sembla s'arrêter près de toi. Et comme un signal alors, ceux qui t'entouraient s'éloignèrent. On ne te proposa pas de les suivre. On ne te fit pas signe de t'en aller, toi aussi. En vérité... Il semblerait même que ce soit tous le contraire. On t'isolait, avec lui, avec cet homme, avec ce type dont tu n'avais même pas idée d'à quel point il allait tout chambouler chez toi. Alors tu fronce vaguement les sourcils, en regardant tes camarades s'éparpiller dans la salle, à la recherche d'une coupe ou d'un petit four, avant de tourner légèrement le regard vers lui. Tu le scrute, sans te douter un seul instant qu'il est là, celui qui jusque là t'avait tant intrigué. Et là... Boum. Ton cœur rate un battement, bien que tu semble impassible, et que tu ne montre rien. Il te tend un objet, sa cravate visiblement, ainsi que ses mains. Et... Boum. Un autre battement de raté.

«Attache moi»... Qu'il avait dit. Ainsi donc le voici... Ton âme sœur. Ces mots ont fait tilt dans ton esprit, comme une brusque lumière au bout du tunnel. Bien que tu n'as pas pu t'empêcher d'arquer légèrement les sourcils, sur le coup de la surprise, tu le dévisage, le regarde, le détaille quelques instants. Depuis que tu avais conscience de tes penchants un peu extravagant... Et bien, tu t'étais imaginé une toute autre rencontre. Dans un cadre plus... Intime. Pas devant tout un tas de personnes. Pas par un homme que tu ne connaissais pas, et que tu n'avais pas vu une seule fois dans ta vie. Et... Un homme. C'était déjà étonnant en soit, lorsqu'on savait que jusque là, tu avais davantage eu de soumises que d'amants. Mais peu importe, à vrai dire, que tout ne se passe pas comme tu l'avais prévu. Il te plaît. Tu apprécie ce petit audace, et cette faible lueur d'effronterie qui brille au fond de son regard. Alors tu lui offre le plus beau de tes sourires. A cette pensée, tu ne peux retenir tes lèvres de s'étirer, presque spontanément.

Tu te tourne entièrement vers lui, et d'un geste lent, calculé, tu te rapproche un peu. Tu attrape délicatement le tissus de sa cravate entre tes doigts, te penche, un instant, vers lui, de sorte à pouvoir souffler à son oreille, pour que lui seul t'entende.

«Comme il vous plaira...»

Ta voix est chaude. Sensuel, comme on te l'a souvent dis. De quoi arracher un frisson à ta victime alors que tu la piège, et la pousse un peu plus dans tes filets. De tes doigts, tu viens effleurer les siens... Et tu glisse ta coupe encore à moitié pleine entre ses derniers, pour qu'il te la tienne, le temps que tu t’exécute. Tu profite de ce bref contact, avant de te redresser, de reculer un peu... De plonger ton regard dans le sien, tandis que tu glisse doucement la cravate autour de ses poignets, pour les nouer ensemble, comme il vient de te le demander. Le tout sans rompre le contact entre vos regards. Tu lui fais l'un de tes nœuds fétiches. De ceux que tu n'accorde qu'à tes meilleurs coups. Puis tu baisse les yeux, et récupère ta coupe du bout des doigts que tu viens mener à tes lèvres une nouvelle fois, buvant une gorgée d'alcool.

«J'espère que nous aurons bientôt l'occasion de nous reparler.»

Comme d'habitude tu as l'air sûr de toi. Et comme d'habitude, quand quelqu'un te plaît, tu ne le lâche pas des yeux. Tu le scrute, de cette intensité drôlement marqué par ton regard, et cette froide couleur qui mêle la dureté de l'acier, à la froideur d'un bleu glace. Pourtant, aujourd'hui, ce soir... Il y a... Autre chose, encore, dans ces yeux. Comme une lueur... De curiosité. Le prédateur aurait-il trouvé sa dernière proie...?
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Mar 2 Mai - 21:59
« Wait. Even miracles take a little time. » Tu es là, bien planté, bien campé sur tes jambes, devant cet homme victime de votre jeu à Julia et toi, les mains tendues, offrant ta cravate. Et tu attends. Et tu as l’impression qu’une éternité se passe avant que les doigts de l’inconnu ne viennent se poser sur le tissu, l’enserrer avant de le prendre. Mais là où tu t’attendais uniquement qu’il accède à ta requête, le voilà qu’il se penche vers toi, jusqu’à ce que ses lèvres n’arrivent à la hauteur de ton oreille et qu’il ne parle. Son souffle sur ton oreille te tire un gémissement involontaire, ainsi qu’un long frisson. Mais le pire… le pire, c’est sa phrase. Ses mots. Son cœur manque un battement. Et tout d’un coup, le monde s’arrête de tourner autour de vous.

« Comme il vous plaira... »

Quatre mots qui te font frémir d’horreur, de peur. Tes yeux sont écarquillés, malgré ton regard bien accroché au sien. Tes lèvres sont entrouvertes. Nul souffle ne passe entre elles. Tu es en apnée, tout simplement. Effrayé. Effrayé par la signification de ces mots. Tu dois te forcer à respirer, à te ressaisir… et à fuir. Il faut que tu t’éloignes de cet homme, maintenant. Tu ne peux pas rester. Tu ne veux pas rester. Tu ne veux pas comprendre qui il est vraiment, ce que cela veut dire, rien. Tu ne le veux pas. Tout simplement.  Mais tu ne peux pas te défiler, pas tant qu’il ne t’aura pas attaché les poignets, sans quoi Julia te forcera à y retourner, encore et encore… voire faire pire. Et forcément quelque chose en relation avec cette personne. Alors tu attends, tu le laisses faire, tu essayes de rester immobile, le temps qu’il s’exécute. Et lorsqu’enfin il a fini, tu soupires, reprends ton souffle, avant de baisser la tête, fermer les yeux. Tu inspires profondément, mais voilà que l’homme parle de nouveau.

« J'espère que nous aurons bientôt l'occasion de nous reparler. »

Nouveau frisson. Tu lèves les yeux vers lui, avant de hausser les épaules, lentement.

« Peut-être. »

Tu lui réponds, dans un sourire de façade, le genre de sourire que tu offres aux collègues et partenaires de ton père. Et puis, tu lui offres un signe de tête.

« Veuillez m’excuser, je dois y aller. »

Puis tu lui tournes le dos avant de fuir rapidement. Tu n’as pas eu le temps de lui dire merci pour sa coopération, ni t’excuser pour lui avoir demandé une telle chose, ni rien d’autre. Juste… fuir. Voilà tout.

Julia t’attend, plus loin et vient directement s’accrocher à ton bras, lorsque tu reviens vers elle. Elle ricane, toute contente de son coup, te félicite de l’avoir fait avant de te tendre une coupe de champagne. Coupe que tu attrapes entre tes doigts, mais lui fait signe que tes poignets sont toujours noués et que, forcément, c’est tout de suite moins évident pour pouvoir boire. Elle te détache alors, en gloussant de plus belle, te tirant un petit claquement de langue agacé.

« Ne m’en parle plus, s’il te plait. »

C’était sans compter sur votre père qui vient poser sa main sur ton épaule, te faisant sursauter. Ton regard semble dur et / ou inquiet. Tu ne comprends pas. Tu hausses un sourcil, le questionnes du regard. Tu ne comprends pas quel est son problème, là.

« Tu sais à qui tu viens de faire ton petit numéro, Ama ? »

Il te demande. Et là, tu grognes violemment.

« Non. Et je m’en fous. D’ailleurs, je me tire. »

Là, c’est au tour de son père d’être surpris. Il n’est pas vraiment habitué à ce que son fils lui parle sur ce ton et utilise ce genre de vocabulaire. Mais il lui semble se rendre compte qu’Amadeus tremble. Et oui. Tu trembles, Amadeus. Tu as peur. Réellement peur. Et tu as l’impression que tu vas étouffer. Alors tu demandes à Julia de te passer son paquet de cigarettes, t’excuses, te détournes de ta sœur et ton père et te diriges vers la sortie. Tu sors du bâtiment, va te poser dans un coin, isolé, loin de tout et tout le monde. Ou presque. Tu as juste besoin d’être seul. Pouvoir te ressaisir. Respirer. T’allumer une clope, remonter ta manche et te perdre dans l’observation de ta phrase…

Tu te calmes, comme tu peux, avant d’être rejoins par ta petite sœur.

« … Amadeus … ça ne va pas ? »

Elle te demande, en venant s’assoir à tes côtés. La seule réponse qui franchit la barrière de tes lèvres, c’est un geignement inquiet. Ses yeux se posent sur ton bras, avant que ses sourcils ne se froncent un peu… puis que ses lèvres s’entrouvrent en un « o » de compréhension.

« Ne me dis pas que cet homme… ? »

Tu hoches doucement la tête, avant qu’elle ne te prenne dans ses bras en s’excusant. Et toi, tu viens cacher ton visage dans son cou, alors que tu trembles comme pas permis et que tes larmes t’échappent.

« J’ai peur… »

Tu murmures doucement, sans le vouloir, entre deux sanglots silencieux. Et vous restez ainsi pendant de longues minutes, jusqu’à ce que finalement, elle vienne sécher tes larmes et t’invites à revenir à l’intérieur pour danser, boire… bref, te changer les idées. Elle prétend même qu’elle n’a plus vu l’inconnu, que tu l’aies invité à t’attacher. Tu ne sais pas si tu devrais la croire ou non. Mais tu finis par accepter. Plus pour elle que pour toi, en fait… Cela ne tiendrait qu’à toi, tu serais déjà en route pour rentrer à ton appartement.

Julia est accrochée à ton bras, te tiens comme… pour t’empêcher de fuir. Et pour rire, elle s’amuse à t’appeler Amarillon. Car c’est l’impression que tu lui as donnée : celle de fuir le bal comme Cendrillon à minuit…

Te revoilà donc présent dans un coin de la salle, en train de discuter avec Julia. Elle te propose un planning de sorties, pour la semaine. Cinéma, shopping, coiffeur, entrainement… tu l’écoute d’une oreille distraite, cherchant, malgré toi, cet inconnu du regard. Tu aimerais en avoir le cœur net, en réalité. Vérifier sur son avant-bras. Croiser vos phrases. Être certain, quoi. Et occasionnellement, lui demander directement qui il est. Mais Julia te ramène à elle, en claquant des doigts.

« Ho pardon soeurette, je ne ‘écoutais plus. »

« Sans blague. »

Et la voilà qui rit de nouveau. Et toi, tu soupires. Soirée de merde…
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Jeu 11 Mai - 18:59
Amadeus & Cole
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Et tu ne croyais pas si bien dire, Cole, quant tout à coup tu remarque distraitement ce petit coup d’œil inquiet que cet intriguant semble te jeter. Il semble vouloir se montrer calme, et désinvolte. Comme si il se fichait pas mal de la situation, et comme si il venait d'avoir un échange des plus banal. Y aurait-il une erreur possible...? Te serais-tu trompé...? Impossible, dis-tu. Tu connais par cœur les entrelacs noirs qui se dessinent sur son avant bras. Cette phrase, tu te l'es répété des centaines de fois. Alors tu sais qu'il sait... Et que par conséquent, quelque chose cloche. Visiblement, tu ne pourras pas mettre la main sur cette proie aussi facilement que sur les autres. Il faudra te prouver, t'éprouver, te montrer. Bref, faire ce que tu n'as jamais vraiment du faire jusque là, puisque jusqu'ici, tout te souriait.

Tu arque distraitement un sourcil, le regard rivé sur cette silhouette qui s'éloigne désormais, et à laquelle tu n'as eu le temps de répondre qu'un vague «bien sûr» en guise de salutation. Mais voilà que de nouveau le petit groupe d'individus se forment autour de toi, et que les conversations reprennent de plus bel. Pourtant tu n'es qu'à moitié là. Les sourcils légèrement froncés en te demandant, un instant, si cet inconnu est bel et bien celui que tu attendais. Aucun doute alors... Pourquoi...? C'est la question que tu te pose alors que lentement tu portes ton verre à tes lèvres, buvant une fine gorgée alors que ton regard cherche déjà à retrouver cette démarche finement chaloupée.

«...Mister Graham ?»

Voilà que ce cher monsieur Manawa te coupe dans tes pensées, et t'invite d'un léger coup d’œil en biais à rejoindre la conversation qui a naturellement repris là où elle s'était coupé un peu plus tôt. Alors tu te retourne, regarde tour à tour chacun des hommes qui t'entourent, avant de finalement sourire. Oui, ce sourire si calculé que tu as l'habitude d'afficher dans de telles soirées. Distraitement, tu pose ta coupe vide sur le bord d'une table, avant de t'incliner légèrement, et de t'excuser de ta voix chaude.

«Veuillez m'excuser. Je reviens dans un petit instant.»

Tu te détourne sans rien ajouter, tandis que tes doigts viennent se poser presque instinctivement sur ton avant bras, où, sous ta chemise, tu as l'impression que les mots qui sont gravés dans ta chair te picotent doucement. Tu as besoin de vérifier quelque chose, et de faire voler en éclat ce doute qui s'est un instant instauré en toi. Tu prends la direction des wc, où tu pousse la porte. Dans le cabinet, tu viens t'appuyer contre le mur, et précipitamment, tu remonte la manche de ta chemise, jusqu'à dévoiler cette phrase à laquelle tu ne croyais pas franchement. Tandis que tu la relis intérieurement, tu laisse un discret sourire étirer tes lèvres. Tu ne t'es pas trompé. Tu le savais. Tu en es sûr désormais. Tu sais qui il est. Tu sais que tu dois le retrouver.

Après quelques secondes, tu soupires, remets correctement ta manche et ajuste ta veste avant de sortir. Tes yeux font le tour de la salle, à la recherche de cet homme dont tu désire tant apprendre. Maintenant que tu y pense, son visage ne t'es pas totalement inconnu. Probablement est-il l'un des héritiers de ces richissimes actionnaires participant à toutes sortes de soirées. Sans doute l'as-tu déjà croisé, ici ou là. Ton regard s'anime d'une soudaine et étrange lueur quand il s'arrête enfin sur celui que tu peinais à trouver jusque là. Tu ne peux t'empêcher de sourire lorsque tu le vois rentrer de nouveau dans la salle, accompagné d'une jeune femme. Ni l'un ni l'autre ne semble t'avoir remarqué, et c'est tant mieux.

Tu te détourne un instant de cette douce vision, et tu attrape deux coupes sur le plateau du serveur qui passe juste devant toi, avant de te diriger droit vers eux. Leur attention semble se porter ailleurs, alors tu en profite... Et discrètement tu viens te faufiler dans leur dos. Te rapprochant silencieusement, le sons de tes pas s'étouffant sur le vieux tapis rouge. Et puis tu t'arrête... Juste derrière lui.

«Je savais bien que ce n'était pas mission impossible que de vous retrouver parmi cette foule...»

Tu souris de plus bel... Sans pouvoir vraiment t'en empêcher cette fois. Sans doute plus chaleureusement que tout ce qui a pu s'afficher sur ton visage ces derniers temps, alors que tu lui tend distraitement la seconde coupe que tu tiens. Ton regard se plante dans le sien et tu te dis... Que tu es certain. Et que le destin fait visiblement bien les choses, lui aussi.
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